Depuis la soirée du samedi 24 décembre dernier, le journaliste algérien Ihsan El Kadi, directeur de la radio “Radio M” et du web site d’info “Maghrib Imorgon”, affilié à son groupe “Interface Media”, est derrière les barreaux sans explications convaincantes. son arrestation, alors que le web site web de la radio parlait de “l’emprisonnement des deux signataires” par les forces de sécurité algériennes en civil, condamnant la “confiscation de leur matériel de travail”.

Et les forces de sécurité algériennes, en tenue civile, en présence du directeur de deux websites et du fondateur du groupe de presse, ont pris d’assaut le siège de “Interfas Media”, qui publie “Radio M” et “Maghreb Emergent”, le journaliste Ihsan Al-Qadi, qui a été menotté, au milieu de “scènes d’étonnement de la half des journalistes en activité et du reste des équipes de travail”. Selon le journal français Le Monde.

Au siège du même média dans le centre d’Alger, des brokers de la Path générale de la sécurité intérieure (DGSI) algérienne ont saisi le journaliste algérien Al-Qadi avant de procéder à “un contrôle et à la confiscation des équipements de travail et des biens sur le lieu de travail avant de fermer le bâtiment et de le quitter”.

L’arrestation d’un éminent journaliste algérien remet au premier plan le débat sur la suppression de la liberté des médias chez le voisin oriental du Maroc, confirmant une tendance à l’augmentation des arrestations de journalistes jusqu’à la fin de 2022.

Reporters sans frontières a appelé à la “libération immédiate et sans situation” du journaliste et directeur de la radio Ihsan al-Qadi, alors que les autorités algériennes “n’ont à ce jour fourni aucune raison officielle justifiant cette enquête”.

S’exprimant sur le sujet, largement relayé par les médias d’Afrique du Nord et d’Europe du Sud, Khaled Drareni, le représentant du bureau Afrique du Nord de Reporters sans frontières, a confirmé que “la scenario est très préoccupante”.

Drareni, également précédemment arrêté par les autorités algériennes, n’a pas caché les inquiétudes de l’ONG internationale de défense de la liberté de la presse : “Nous sommes très préoccupés par ce qui s’est passé”, ajoutant que “Reporters sans frontières, dans les premières heures où j’ai suivi le arrestation, a regretté les méthodes choisies dans cette scenario.”

De son côté, le journal français “Libération” a qualifié le journaliste algérien détenu de “personnage marquant et essential de la scène médiatique algérienne” dans un article.

Alors que “Le Monde” s’interrogeait : “Il n’y a eu aucune indication officielle sur les raisons de cette nouvelle enquête avec Ihsan al-Qadi. Est-ce que son dernier article dans lequel il évoquait la place de l’armée sur un éventuel second mandat du président Abdelmajid Teboun ?” sur son dernier tweet s’opposant fermement à l’affirmation de ce dernier d’avoir extorqué 20 milliards de {dollars} (18,8 milliards d’euros) aux oligarques rassemblés autour de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika ?’

Et elle a poursuivi : « Les observateurs se perdent dans les spéculations. Cependant, la fermeture du bâtiment semble indiquer que les autorités algériennes ont décidé de mettre un terme à ce qui pourrait être considéré comme une “anomalie ou un échec”: un web site d’info indépendant dans le paysage médiatique algérien contrôlé.

Les arrestations de journalistes sont devenues “plus fréquentes en Algérie” ces dernières années, a commenté Radio France Worldwide (RFI), notant que “Khaled Drareni lui-même en a payé le prix”, citant les propos de Drareni selon lesquels “l’Algérie a besoin d’une presse libre et indépendante et les Algériens ont le droit d’être libre de recevoir des informations.

A noter qu’Ihsan al-Qadi a été arrêté à son domicile de Boumerdès, à l’est de la capitale algérienne, et qu’aucune nouvelle n’était connue de lui jusqu’à ce qu’il soit emmené au travail pour participer à l’exécution d’un mandat de perquisition.

By admin

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

}